Psycho-énergéticien
La joie de vivre la liberté d'être SOI

TARAMIND

Juge intérieur ou enfant protecteur ?

Qu’est-ce que le juge intérieur ?

Le juge intérieur est la petite voix qui souhaite que l’on se conforme à sa référence« jugée » comme la bonne. Ce juge engendre des dialogues intérieurs désagréables du type :



  • "Tu n’aurais pas du dire ça / faire ça !"
  • "Tu n’es pas assez compétent / assez expérimenté !"
  • "Ça ne se dit pas / fait pas !"
  • ...

Ce dialogue interne génère des tensions internes ou un mal être. Comprendre ce juge intérieur permet d’interagir avec lui afin de limiter, voir supprimer ses effets désagréables.



Comment se crée le juge intérieur ?

Il est créé principalement avant 7 ans. Durant cette période l’enfant est dans l’émotionnel et n’a pas la capacité de recul permettant de remettre en cause ce qui lui arrive. Il cherche à avoir l’amour de ses parents et plus globalement de son environnement afin d’avoir la nourriture affective nécessaire à son développement.


Si l’enfant n’a pas l’amour de son environnement, il va adapter son comportement pour leur plaire afin de satisfaire son besoin d’affection. Il intègre, de manière inconsciente, les comportements qui sont bons pour être aimé et ceux qui ne le sont pas. Les comportements autorisés et interdits peuvent être :

  • Quand je range, je suis aimé / Quand je mets le désordre je ne suis pas aimé
  • Quand j’ai de bonnes notes je suis aimé / Quand j’ai des mauvaises notes je ne suis pas aimé
  • Quand je suis sage je suis aimé / Quand je suis agité je ne suis pas aimé


Les « comportements interdits » par la culture familiale, l’école, les codes sociétaux, … ont été jugés par la figure d’attachement (parents, école, …).  Ceci a engendré un manque d’amour chez l’enfant, ce qui est douloureux pour son âge. Pour éviter cette souffrance, son inconscient à donc mis en place des systèmes de défense visant à ne plus avoir ce type de comportement. Ses interdits donc alimentent la base de référence du juge intérieur.


Une situation, qu’un adulte pourrait prendre avec recul, peut être traumatisante pour un enfant. Prenons un exemple :

Maxime 5 ans est amoureux de la petite Chloé qui est dans sa classe. C’est son secret. Suite à un échange avec sa maman il lui dit qu’il est amoureux de la petite Chloé en précisant bien qu’il s’agit d’un secret.

Quelques jours plus tard, lors d’un repas de famille avec ses oncles et tantes, la maman de Maxime dit devant tout le monde que Maxime à une amoureuse. Les personnes le taquinent gentiment. Maxime a une émotion forte et se sent blessé. L’émotion est cristallisée et engendre une blessure.


Pour se protéger, son inconscient met en place 2 systèmes de défense pour éviter cette émotion douloureuse :

                        Ne pas exprimer ses sentiments car c’est la mort social.

                        Ne pas faire confiance aux autres et garder les choses pour soi.


Plus âgés, Maxime n’exprimera pas ses sentiments et ne fera pas confiance, mais en mode automatique. Il n’aura pas conscience de ce comportement, ça sera plus fort que lui. Même si les systèmes de défenses mis en place à l’âge de 5 ans n’ont plus lieux d’être, l’inconscient les gardera car personne ne lui a demandé de changer.

Via cet exemple, nous pouvons comprendre que la mise en œuvre d’un système de défense provient d’une émotion douloureuse ou d’un ensemble d’émotions du même type répétées (moquerie, …). Le juge intérieur est composé de nombreux systèmes de défense.



Du juge intérieur à l’enfant protecteur

En comprenant comment se crée notre juge intérieur, nous voyons que l’objectif de l’inconscient de l’enfant est de mettre tous les moyens qui sont à sa disposition afin qu’il ait l’amour nécessaire à son développement. Son intention est positive : Nous protéger !

La compréhension de la construction du juge intérieur change la perception que nous pouvons en avoir, car sa fonction est de protéger les parties qui on été blessées par les situations de non amour avec ses moyens d’enfant de moins de 7 ans. Nous pouvons donc le nommé "enfant protecteur".

Toutes paroles ou actes (provenant de l’extérieur ou de l’intérieur) qui pourraient toucher les parties blessées feront face l’enfant protecteur. Nous pouvons nous le représenter de la manière suivante :



Maxime, à 40 ans, aura toujours son enfant protecteur bien présent qui fera toujours en sorte de ne pas exprimer ses sentiments, de peur de revivre l’émotion douloureuse lors du repas de famille à 5 ans. Sans qu’il en ait conscience, ceci aura un impact sur ses relations.



Comment agir avec l’enfant protecteur ?

Identifier la voix de l’enfant protecteur

Dans un premier temps, il est important de faire la différence entre la voix de l’enfant protecteur et celle de notre partie la plus élevé que nous appellerons le SOI :

  • Le SOI est bienveillant
  • L’enfant protecteur cherche à imposer son point de vue par la force, car il a peur de revivre l'émotion douloureuse


Accueillir l’ignorance de l’enfant protecteur

Ensuite, quand nous percevons la voix de l’enfant protecteur,il est bon de se rappeler comment il s’est créé et comprendre qu’il souhaite nous protéger. Il ignore que les stratégies utilisées aujourd’hui n’ont pas l’effet désiré. Nous identifions son intention positive et nous faisons preuve d’empathie à son égard comme un enfant, en lui expliquant que nous comprenons pourquoi il agit de cette façon et nous le  remercions pour que ce qu’il à fait pour nous.Cette étape est cruciale dans l’interaction avec l’enfant protecteur.


Marche à suivre :

Les yeux fermés, nous prenons le temps de nous détendre afin d’accueillir notre enfant protecteur. Nous pouvons le visualiser comme un personnage ou simplement l’entendre ou le ressentir.

Maxime, à 40 ans, visualise son enfant protecteur, le comprend et le remercie pour tout ce qu’il a fait pour lui. Il lui envoie de l’amour pour le sécuriser.


Informer l’enfant protecteur

Une fois le contact établit en toute bienveillance, nous lui expliquons que sa stratégie mise en oeuvre ne sert pas son intention positive. Nous lui expliquons ce que nous vivons et le résultat est l'inverse de ce qu'il veut. Nous lui demandons ensuite, s'il souhaite nous accompagner et faire autrement. Nous échangeons en toute bienveillance et sommes prêt à accepter son refus, quitte à revenir plus tard avec plus de bienveillance.

Une fois le lien établit en toute bienveillance, Maxime, lui explique les difficultés qu’il rencontre dans les relations et demande à l’enfant protecteur si c’est ce qu’il souhaite pour lui. L’enfant protecteur cherchant à le protéger lui répond que non.

Maxime, lui demande s’il veut bien continuer à le protéger mais en faisant différemment. L’enfant protecteur accepte et Maxime le voit changer de forme et devient plus agréable pour lui.


A éviter !

  1. Y aller en force, car ça aura pour effet de renforcer sa garde.
  2. S’identifier à l’enfant protecteur en pensant que c’est nous qui pensons ça. Nous ne sommes pas les systèmes de défenses qui composent l’enfant protecteur, il s’agit de notre formatage. C’est ce qu’on appelle s’identifier à l’ego.



Intégration de son enfant protecteur

Au fur et à mesure que nous rencontrons notre enfant protecteur, nous intégrons son intention positive, même si l’effet est désagréable. Nous avons de l’empathie envers notre enfant protecteur car nous le percevons comme un enfant ignorant que ce qu’il fait est désagréable pour l’adulte que nous sommes. Notre rôle est de l’accompagner pour l’aider à évoluer.


"La connaissance libère, l'amour guérit"   Voltaire


Sébastien Thomelin