Psycho-énergéticien
La joie de vivre la liberté d'être SOI

TARAMIND

Surfer la vie permet l’accès à la sérénité. Figer engendre la souffrance.

Prérequis :

Afin de comprendre ce qu’est l’enfant protecteur, vous êtes invités à lire l’article précédent : « Juge intérieur ou enfant protecteur »

L'objet de cet article est de mettre en lumière le fait qu'un déséquilibre entre l'abstrait et le concret engendre la souffrance. Puis la pacification de l'enfant protecteur source de ce déséquilibre, rétablit l'équilibre et apporte la sérénité.

 

Le concret et l’abstrait ?

Afin de bien comprendre ce que je mets derrière le mot abstrait et concret, prenons l’exemple de « brûler » :

  • L’abstrait correspond au mot brûler
  • Le concret correspond au ressenti de la brûlure.


Le déséquilibre entre l’abstrait et le concret fige le mouvement de la vie

Pour illustrer le déséquilibre, nous pouvons imaginer une personne qui collectionne toutes les informations sur ce que brûler veut dire, sans jamais se brûler. Elle essaiera donc de se représenter la brûlure en se rappelant des douleurs déjà ressenti dans le passé. Et n’arrivera jamais à ressentir ce que veut dire se brûler !

La seule chose qui permettrait de faire le lien de l’abstrait au concret est l’expérimentation. Autrement dit, l’expérimentation permet de passer du savoir (abstrait) à la connaissance (lien entre l’abstrait et le concret).

Par cet exemple, nous pouvons voir que le fait d’être « coincé » dans l’abstrait, nous empêche de passer à l’action. Et, par conséquent, empêche le mouvement naturel de la vie qui permet l’apprenti-sage et l’accès à la connaissance.

 

Le déséquilibre engendre la souffrance

Prenons l’exemple d’une étudiante qui hésite pour le choix de ses études et n’arrive pas à choisir. Cette hésitation apparait aussi quant au choix du lieu de vacances. Cette hésitation, génère une émotion qui lui est désagréable

 

Dans cet exemple, nous pouvons voir que l’étudiante est « coincée » dans l’abstrait et n’arrive pas à passer à l’action. Ceci engendre une souffrance.

La question est qu'est-ce qui fait qu'elle est bloquée dans cette situation de déséquilibre ?

 


Identification du blocage et rééquilibrage

Durant la séance, elle comprend que son « enfant protecteur » veut faire le « bon » choix pour son bien !

Au cours de l’échange avec son enfant protecteur, il lui explique que son intention est d’assurer qu’elle fasse le bon choix afin qu’elle soit bien. Dans son histoire, il avait fait un mauvais choix et avait vécu une émotion douloureuse et à partir de ce moment, il faisait tout son possible afin de ne pas revivre ce genre de situation. D’où, l’hésitation qui est une peur de revivre cette émotion douloureuse.

L’intention est bienveillante, mais la stratégie mise en œuvre n’atteint pas l’effet escompté.

L’étudiante lui explique ce qu’elle vit avec cette stratégie et demande à son enfant protecteur si c’est ce qu’il veut ? La réponse est bien évidemment non et elle voit son enfant se transformer.

 

Une fois la pacification faite avec l’enfant protecteur, il n’y a plus la peur associée au choix et l’action découle naturellement. L’équilibre abstrait/concret se rétablit naturellement.

 

L’équilibre via le mouvement de la vie apporte la sérénité

Nous avons vu que nous pouvons avoir un déséquilibre entre l’abstrait et le concret qui engendre une émotion désagréable. Cette dernière nous indique qu’il y a un blocage lié à notre enfant protecteur. L’émotion désagréable informe juste qu’il y a un besoin de changement au niveau de la structure inconsciente.

Inversement, une émotion agréable indique que c’est positif pour notre structure inconsciente.

Pour résumer, nous pouvons dire que la vie c’est comme manger un gâteau. C’est agréable donc on mange, par contre on peut aller trop loin et être écœuré. Cette émotion désagréable indique qu’il y a besoin d’un changement, autrement dit, elle permet de réguler afin de retrouver l’équilibre.

 


Le secret est l’écoute de soi.

Si on mange le gâteau jusqu’à être écœuré, c’est qu’on a figé ce qui était bon au départ et ensuite, on a mangé jusqu'à la fin sans écouté à chaque instant pour vérifier si c’était toujours agréable ou non.

Écouter à chaque instant permet, d’arrêter quand on ressent que c’est suffisant. Autrement dit, être à l'écoute dans l’instant présent permet d’assurer l’équilibre. 

La compréhension ne va pas tout changer du jour au lendemain. C'est comme si la lecture d'un livre sur le marathon permettait de courir un marathon.

Il s'agit d'un apprenti-sage. C’est un peu comme le ski, au début on fait des grands virages d’un bord de la piste à l’autre et au fur et à mesure qu’on s’améliore, on réduit la taille des virages.

Les bords de la piste étant les émotions agréables et désagréables.

Avec le temps on s’approche de la « voie du milieu », puis, de l’équilibre entre l’abstrait et le concret, découle l’action juste.

 

"Là où il y a le choix, il n'y a pas de liberté. Le choix implique la confusion, pas la clarté. Quand on voit très clairement quelque chose, il n'y a pas de choix, il n'y a que l'action. Seul un esprit confus choisit."

Krishnamurti

 

                                                                                                                                  Sébastien Thomelin